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lundi 22 mars 2010

Mma Ramotswe détective - Alexander McCall Smith



Mma Ramotswe détective
Alexander McCall Smith
Éditions 10/18
2003
250 pages




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Alexander McCall Smith a écrit plus de soixante livres; des romans, des contes, des livres pour enfants et des textes académiques... Né en Rhodésie (actuel Zimbabwe), Smith grandit en Afrique et en Écosse. Professeur en droit à l'université d'Édimbourg, il est également musicien amateur.

C'est l'histoire de Precious Ramotswe ou Mma Ramotswe, qui le jour de la mort de son père décide d'ouvrir la première agence de détective au féminin de Gabarone, capitale du Botswana. Avec son esprit philosophe et terre-à-terre, elle va démêler les problèmes de ses différents clients: une femme veut la preuve de l'adultère de son mari, un médecin veut savoir pourquoi l'un de ses employé, docteur à temps plein, est aussi bizarre, un homme recherche son garçon disparu, un patron d'usine de boulons hésite à dédommager un employé s'étant coupé un doigt...
Toutes ces questions, Mma Ramotswe va les élucider avec intelligence et esprit afin de remettre chacun dans le droit chemin en servant ses clients et en donnant de bonnes leçons aux malfaiteurs.

J'ai passé un très bon moment avec ce petit bouquin. Ce livre pourrait être lu par de jeunes adolescents tellement les intrigues sont amusantes, les personnages adorables ou détestables, et l'ensemble bon-enfant, plaisant à lire et assez simpliste aussi.
La force de ce roman réside davantage dans la façon de voir les choses de Mma que dans la crédibilité et la complication des intrigues.  Ne vous attendez pas à lire des histoires sordides. Il n'y a ni meurtre, ni armes dans ce "grands détectives" publié aux Editions 10/18. Mais j'y ai trouvé le bonheur de passer deux jours avec une femme exceptionnelle !

Note personnelle 7/10


mardi 16 mars 2010

Out - Natsuo Kirino



Out
Natsuo Kirino
Seuil/Thrillers
2006
587 pages
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Publié au Japon en 1997, Out a mis presque dix ans pour arriver dans les mains des lecteurs francophones...  Et c'est avec joie que je vous parle aujourd'hui de ce polar dont l'action se déroule à Tokyo. L'auteure est née en 1951 et habite Tokyo depuis son adolescence. Voir Le site officiel de Natsuo Kirino.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture et j'ai plein de choses positives à dire à propos de Out. Dans ce polar, Kirino aborde la question des relations hommes/femmes et plus précisément, la situation des femmes d'âge moyen, accaparées par plein de tâches ménagères et de responsabilité et faisant face à leur quotidien et un destin plutôt misérable. C'est drôle, j'ai parfois repensé à la trilogie de Stieg Larsson, Millénium, en le lisant. Peut-être à cause du titre, les hommes qui n'aimaient pas les femmes... et peut-être aussi à cause de la facon dont l'auteur se sert de son roman pour nous en apprendre plus sur la société dans laquelle elle vit, sur son pays et nous le faire voir différement, dans ses défauts comme dans ses qualités. Je ne sais pas trop, en tout cas, j'ai bien aimé. 

Parmis ces femmes, donc, on retrouve Yayoi, qui a deux enfants de trois et cinq ans et ne s'entend pas du tout avec son mari. Elle décide donc de le zigouiller et de là part toute l'intrigue. Ses trois collègues de travail vont l'aider à s'en tirer en se débarassant du corps. Donc, Masako, la plus terre-à-terre d'entre-elles, va décider de le démembrer dans sa salle de bain...

extrait:

          [-Oui, je sais. Mais se débarrasser d'un cadavre est un travail horrible, de toute façon. Il suffit donc de le considérer comme un déchet. C'est ce qu'il y a de mieux. À condition que ça ne te pose pas de problème. C'est ton mari que nous allons découper en morceaux et jeter à la poubelle comme des ordures ménagères. Tu supporteras ?
          -Oui, dit Yayoi avec l'espèce de rictus qui lui tenait lieu de sourire. Il n'a que ce qu'il mérite.
          -Terrible ! dit Masako en la fixant des yeux. Tu es vraiment terrible !
          -Toi aussi, Masako.
          -Non, moi, c'est pas pareil.
          -Pourquoi ?
          -Pour moi, c'est juste du boulot.]

Ces quatres femmes sont extrêmement bien décrites, on s'attache beaucoup à Masako (son sang-froid, sa rigueur, sa franchise et son intelligence m'ont beaucoup plu) et à certain autres. En tout cas, ils sont tous très vivants et nous font embarquer dans l'histoire sans aucun problème. Dans un interview avec l'auteure sur http://www.japanreview.net/, Kirino explique ceci: 

«My main motivation to write is to “observe the fabric of human relationships.” Sometimes the threads that connect people are strong, or warped, or weak, or twisted by the encounters.»
Traduction tentée par moi-même:

«Ma motivation principale à écrire est d'observer le tissu des relations humaines. Parfois, les liens qui unissent les gens sont forts, mais parfois, ils sont faibles, pervertis, ou tordus par les rencontres.» 
Donc, Kirino nous raconte, à travers cette histoire horrible, les aléas de la vie et des relations humaines. Elle aborde aussi bien l'idée du couple que de l'amitié et de ce qui se passe lorsque les rapports sont brisés.

Ma seule petite déception, s'il en est une, vient du fait que je m'attendais à autre chose en lisant la quatrième de couverture. En voici un extrait: «...Et se trouve pris dans une spirale d'horreurs qui suit le meurtre de Kenji. Ainsi est lancée la dynamique terrifiante qui verra ces cinq personnages s'affronter dans une lutte à mort pour la liberté, l'amour, le pouvoir et l'argent.» Je m'attendais donc à beaucoup plus de morts, de sang, d'horreurs et de poursuites mais en fait ce roman est beaucoup plus doux et sobre qu'il en a l'air. Comme le dit A girl from earth, on pourrait presque dire que c'est une belle histoire. L'accent est davantage mis sur le côté psychologique, les sentiments, le détail des relations humaines.

Donc, roman difficile à définir, à mettre dans une catégorie, à classer. Ça serait comme essayer de vous décrire un plat. Le mieux c'est de l'essayer et d'en tirer vos propres conclusions. Je dois quand même préciser que moi qui n'était pas friande de culture japonaise, j'ai maintenant très envie d'en connaître plus sur la société, l'histoire, l'art, la cuisine et tout ce qui concerne ce magnifique pays plein de contradictions. Je crois donc qu'à quelque part, l'auteure a atteint son but. Elle a piqué ma curiosité, éveillé mes sens et je l'en remercie.) Je vous redonne donc l'adresse internet du site de Muriel Barbery comprenant les magnifiques photographies de Stéphane Barbery. Juste parce que c'est beau...

Note personnelle 8.5/10


Lecture faite dans le cadre du Défi Littérature policière sur les 5 continents organisé par Catherine.


samedi 27 février 2010

Shutter Island - Dennis Lehane


Shutter Island
Dennis Lehane
Rivages/Thriller
2003
287 pages


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Après avoir lu Shutter Island, je suis mi-figue, mi-raisin !!! Étant donné la publicité faite autour du film sorti la semaine dernière dans nos salles, je m'attendais à plus de rebondissements mais, c'est de ma faute, j'ai regardé la bande-annonce plusieurs fois... (en imaginant bien sûr Leo tout le long de ma lecture dans le rôle du Marshall Teddy Daniels).
Le thème, vu et revu de l'asile de fous fonctionne toujours aussi bien et nous entraîne dans un univers parallèle angoissant. Lehane nous le sert sur un fond de Da Vinci Code avec tout plein de petites intrigues de nombres. Ouais... je m'attendais à plus , au niveau de l'intrigue c'est pas mal mais, j'ai pas accroché à l'ambiance, ou seulement sur les 30 dernières pages où le fil se dénoue. Par contre, j'ai justement trouvé la finale pas mal du tout et j'admets que j'ai été surprise. D'autant que le fil était bien cousu afin de nous mener jusque-là et que Lehane nous entraîne vers cette ultime scène avec brio. Je n'ai pas accroché tant que ça au personnage dépressif de Daniels ni aux autres non plus. Bref, j'ai davantage hâte de voir le film, je me demande bien pourquoi !!!!!!!!!!
Note personnelle 6/10
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L'avis de Karine.

Et je en peux m'empêcher de vous faire plaisir...avec Leo...