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dimanche 4 avril 2010

Délicieuse pourritures - Joyce Carol Oates




Délicieuses pourritures
Joyce Carol Oates
Éditions J'ai lu
2005
125 pages



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Mon premier Joyce Carol Oates. J'ai eu un peu de mal avec le sujet, je l'avoue, mais une chose est sûre, ce récit ne m'a pas laissée indifférente.

Jeune étudiante universitaire en mal d'amour et d'attention, la vulnérable Gillian va tomber sous le charme de son professeur de Lettres et de Poésie et nouer des liens biens particuliers avec cet homme et sa femme, Dorcas. Cela se passe en 1975-76 et se déroule sur le campus d'une université du Massachusetts.

Un résumé bref pour un livre très court, un récit prenant, qui m'a touchée et piqué ma curiosité.

L'homme, répugnant de par son apparence, attise tout de même le désir de toutes les étudiantes. Sa femme, Dorcas, intrigue, ne laisse personne indifférent. La frêle Gillian fera tout ce qui est en son pouvoir pour se faire aimer du couple telle qu'elle n'a pu être aimée de ses propres parents. Je ne veux en dire plus de peur de voler le "punch" et je vous laisse le plaisir de découvrir le reste.

J'ai trouvé que la force de ce roman est d'être bref, de ne pas s'étendre inutilement et de présenter au lecteur, juste ce qu'il faut de détails pour nous faire passer un message: nous sommes tous des bêtes, au fond.  Aussi intelligents pensons nous être, un jour où l'autre, notre nature bestiale reprend ses droits peu importe cette intelligence. Car le charme lyrique du professeur n'existe finalement qu'à dessein de ce qu'il veut bien obtenir et disparait aussitôt le bien acquis...

Par contre, je n'ai pu m'identifier à aucun personnage, d'où une certaine lassitude survenue très tôt dans le roman.  Mais, en dehors de cela, du point de vue rhétorique, ce fut une très belle lecture !!! C'est un roman plein. Plein d'émotions, de vérité, de drame, de conscience et tout de même très plaisant à lire malgré tout.

Merci beaucoup à Pickwick, qui nous donne son avis ici, de m'avoir donné envie de le lire.

Note personnelle : 7/10


samedi 27 février 2010

Shutter Island - Dennis Lehane


Shutter Island
Dennis Lehane
Rivages/Thriller
2003
287 pages


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Après avoir lu Shutter Island, je suis mi-figue, mi-raisin !!! Étant donné la publicité faite autour du film sorti la semaine dernière dans nos salles, je m'attendais à plus de rebondissements mais, c'est de ma faute, j'ai regardé la bande-annonce plusieurs fois... (en imaginant bien sûr Leo tout le long de ma lecture dans le rôle du Marshall Teddy Daniels).
Le thème, vu et revu de l'asile de fous fonctionne toujours aussi bien et nous entraîne dans un univers parallèle angoissant. Lehane nous le sert sur un fond de Da Vinci Code avec tout plein de petites intrigues de nombres. Ouais... je m'attendais à plus , au niveau de l'intrigue c'est pas mal mais, j'ai pas accroché à l'ambiance, ou seulement sur les 30 dernières pages où le fil se dénoue. Par contre, j'ai justement trouvé la finale pas mal du tout et j'admets que j'ai été surprise. D'autant que le fil était bien cousu afin de nous mener jusque-là et que Lehane nous entraîne vers cette ultime scène avec brio. Je n'ai pas accroché tant que ça au personnage dépressif de Daniels ni aux autres non plus. Bref, j'ai davantage hâte de voir le film, je me demande bien pourquoi !!!!!!!!!!
Note personnelle 6/10
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L'avis de Karine.

Et je en peux m'empêcher de vous faire plaisir...avec Leo...


Les belles choses que porte le ciel - Dinaw Mengestu

Les belles choses que porte le ciel
Dinaw Mengestu
Albin Michel
2007
304 pages
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Né en Éthiopie en 1978, Mengestu a grandi en banlieue de Chicago, Illinois. Il nous livre ici un premier roman traduit en au moins douze langues.
J'ai été mitigée à la lecture de ce roman sans réelle intrigue. Par contre, je n'ai rien à en redire. Sépha, m'a beaucoup plu. Ayant quitté son pays natal, l'Éthiopie et apprenant à vivre ailleurs malgré une grande amertume et un sentiment d'impuissance devant le grand monde... l'Amérique... Le portrait est assez classique, qu'est-ce que l'Amérique peut vous apporter ? Cependant, Mengestu nous raconte une histoire très touchante, sensible, comme le scande la quatrième de couverture et pas mal sympa d'une petite vie de quartier. Un beau premier roman qui ne demande rien à personne, ne fait pas de grandes morales, ni ne nous lasse à travers des clichés poches. De plus, les trois comparses (Kenneth et Joseph ayant un peu mieux réussis que Sépha) sont attachants ainsi que la voisine Judith, pleine de tendresse et sa petite Naomi, étincelle de vie des jours mornes de Sépha dans sa petite épicerie. Bref, une petite lecture sans prétention !
Note personnelle 6/10
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L'avis de Calepin.